L’anecdote du frigo ouvert
- Magali Touzani

- 10 mai
- 2 min de lecture
Il y a une scène toute simple que beaucoup de personnes connaissent.

Vous rentrez chez vous après une journée pleine. Vous ouvrez le frigo. Vous regardez à l’intérieur. Il y a de quoi faire quelque chose, mais rien ne vient.
Vous restez là, porte ouverte, fatiguée, incapable de décider.
Ce n’est pas seulement une question de repas.
C’est la décision de trop.
Après avoir choisi, répondu, anticipé, organisé, régulé, écouté, rassuré, priorisé toute la journée, même décider entre des pâtes, une salade ou une omelette peut devenir énorme.
Alors vous culpabilisez.
“Franchement, ce n’est pas compliqué de faire à manger.”
Non, ce n’est pas compliqué.Mais ce n’est pas le repas qui est lourd.C’est tout ce qu’il y a déjà dans votre tête au moment où vous devez décider.
Et c’est précisément là qu’il devient important de ne pas se juger trop vite.
Vous n’êtes pas “trop sensible”, “pas assez organisée” ou “pas assez forte”
Quand on se sent dépassée, on cherche souvent le problème en soi.
On se dit :
“Je devrais mieux gérer.”
“Les autres y arrivent bien.”
“Je suis trop dispersée.”
“Je manque de discipline.”
Mais la vérité est souvent plus nuancée.
Peut-être que vous portez trop de choses à la fois. Peut-être que vous avez appris à anticiper pour tout le monde.Peut-être que vous avez pris l’habitude de répondre aux besoins des autres avant d’écouter les vôtres.Peut-être que votre mental est devenu un tableau de bord permanent.Peut-être que votre fatigue est un signal, pas un échec.
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Et si, au lieu de vous demander : “Pourquoi je n’y arrive pas ?”
vous commenciez par vous demander : “Qu’est-ce qui prend autant de place dans mon esprit ?”
Cette question change tout.
Elle ne juge pas. Elle observe. Elle ouvre une porte.
Comprendre son fonctionnement mental, c’est reprendre du pouvoir
Comprendre ne veut pas dire tout analyser pendant des heures.
Comprendre, c’est apprendre à repérer ce qui vous surcharge.
Par exemple :
Vous remarquez que vous dites oui trop vite, puis que vous le payez en fatigue.
Vous remarquez que vous gardez en tête des choses que vous pourriez écrire ou déléguer.
Vous remarquez que vous commencez vos journées sans vraie priorité, donc tout semble urgent.
Vous remarquez que vous avez besoin de silence, mais que vous vous imposez encore plus de bruit.
Vous remarquez que vous confondez repos et culpabilité.
Ces prises de conscience peuvent sembler simples. Mais elles sont puissantes.
Parce qu’on ne peut pas alléger ce qu’on ne voit pas.
Tant que la surcharge reste floue, elle donne l’impression d’être partout.Quand elle devient visible, elle peut commencer à être triée, comprise, ajustée.
Pour aller plus loin
J’ai créé un test gratuit pour vous aider à mesurer votre niveau de surcharge mentale et commencer à mettre des mots sur ce que vous ressentez.
Respirer. Clarifier. Avancer.




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